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PEA, assurance-vie, SCPI : que faire avant de s'expatrier ?

14 min de lectureOutilsépargne expatriation PEA assurance-vie SCPI

La question que tout candidat au départ se pose (souvent trop tard)

Vous êtes salarié, vous préparez une expatriation, et votre épargne dort dans les enveloppes classiques : un PEA, une ou plusieurs assurances-vie, quelques parts de SCPI, un compte-titres. Faut-il tout vendre avant de partir pour « repartir à zéro » dans le pays d'accueil ? Tout conserver ? Vendre certains actifs avant, d'autres après ?

La réponse tient en une règle simple : le calendrier de vos arbitrages compte souvent plus que les arbitrages eux-mêmes. Le même retrait, effectué trois mois avant ou trois mois après le transfert de votre résidence fiscale, peut voir sa fiscalité passer de 30 % à 0 % — ou l'inverse. Ce guide passe en revue chaque enveloppe, chaque profil de pays d'accueil, et vous donne l'ordre des opérations à respecter en 2026.

Avant toute chose, verrouillez la date exacte de votre changement de résidence fiscale : c'est elle qui détermine tout le reste. Notre guide sur l'année du transfert de résidence fiscale explique comment cette date est fixée et comment se déroule l'année du départ.

La règle d'or : résident et non-résident ne paient pas le même impôt

Tant que vous êtes résident fiscal français, vos gains financiers sont soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30 % : 12,8 % d'impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux. Une fois non-résident, le paysage change du tout au tout :

  • les plus-values de cession de valeurs mobilières (compte-titres, retraits de PEA) sortent du champ de l'impôt français, sauf participation dite substantielle (plus de 25 % d'une société) ;
  • les prélèvements sociaux ne s'appliquent plus aux revenus de placements financiers des non-résidents — ils ne subsistent que sur les revenus et plus-values immobiliers de source française ;
  • les rachats d'assurance-vie basculent sur un prélèvement forfaitaire libératoire spécifique, sans prélèvements sociaux ;
  • en revanche, les revenus immobiliers français (SCPI comprises) restent pleinement imposables en France, avec un taux minimum.

Voici la synthèse, enveloppe par enveloppe :

Enveloppe Vendre / racheter AVANT le départ (résident) Vendre / racheter APRÈS le départ (non-résident)
PEA de plus de 5 ans Gains exonérés d'IR mais prélèvements sociaux 17,2 % Ni IR ni prélèvements sociaux en France (pratique bancaire à confirmer sur les gains antérieurs au départ)
PEA de moins de 5 ans 12,8 % d'IR + 17,2 % de PS sur les gains, clôture Pas d'IR en France ; retrait = clôture avant 5 ans
Assurance-vie de plus de 8 ans 7,5 % après abattement 4 600 € / 9 200 € + PS 17,2 % PFL 7,5 % sans abattement, sans prélèvements sociaux
Assurance-vie de moins de 8 ans PFU 30 % sur les gains PFL 12,8 % sans prélèvements sociaux
Compte-titres ordinaire PFU 30 % sur les plus-values Non imposable en France (hors participation > 25 %)
SCPI (revenus) Barème progressif + PS 17,2 % Taux minimum 20 %/30 % + PS 17,2 % (7,5 % si EEE/Suisse/Royaume-Uni)
SCPI (vente des parts) Régime des plus-values immobilières : 19 % + 17,2 % Identique : la France conserve le droit d'imposer

Le tableau ne raconte toutefois que la moitié de l'histoire : ce que la France ne taxe plus, votre pays d'accueil peut le taxer. C'est l'objet de la seconde moitié de ce guide.

Le PEA : l'enveloppe à ne surtout pas fermer avant de partir

Depuis la loi PACTE de 2019, partir à l'étranger ne ferme plus votre PEA (sauf transfert vers un État ou territoire non coopératif). Vous conservez l'enveloppe, vous pouvez arbitrer librement les titres à l'intérieur, mais vous ne pouvez plus effectuer de nouveaux versements.

L'erreur classique consiste à clôturer le PEA quelques semaines avant le départ « pour faire propre » : même après 5 ans de détention, cette clôture en tant que résident déclenche 17,2 % de prélèvements sociaux sur la totalité des gains accumulés. Le même retrait, effectué une fois la résidence fiscale transférée, échappe à l'impôt sur le revenu français — et les prélèvements sociaux ne visent plus les non-résidents sur les produits de placement. Sur 30 000 € de gains, la différence dépasse 5 000 €.

Trois précautions tout de même :

  • informez votre banque de votre changement de résidence : c'est elle qui applique (ou non) la bonne retenue, et certains établissements ont des pratiques divergentes sur les gains acquis pendant la période de résidence française ;
  • vérifiez le traitement dans le pays d'accueil : le PEA n'existe qu'en droit français, et la plupart des États traitent l'enveloppe comme un simple compte-titres, imposable chez eux au moment de la vente ou du retrait ;
  • si votre PEA a moins de 5 ans, tout retrait entraîne sa clôture — patientez si vous pouvez.

Pour le détail complet (versements, transfert d'établissement, retour en France), consultez notre guide dédié : PEA et expatriation, faut-il le clôturer ?

L'assurance-vie : conservez-la, et rachetez plutôt en tant que non-résident

Deuxième idée reçue : « l'assurance-vie ne sert plus à rien quand on part ». C'est l'inverse. Le contrat reste ouvert, continue de capitaliser, et la fiscalité des rachats devient souvent plus douce pour un non-résident :

  • prélèvement forfaitaire libératoire de 12,8 % sur les gains (contrat de moins de 8 ans) ou 7,5 % (plus de 8 ans, dans la limite de 150 000 € de primes pour les versements récents) ;
  • aucun prélèvement social : les 17,2 % qui frappent les résidents disparaissent ;
  • la convention fiscale bilatérale peut réduire encore ce prélèvement, les produits d'assurance-vie étant généralement traités comme des intérêts (taux conventionnels souvent compris entre 0 et 15 %).

En contrepartie, vous perdez l'abattement annuel de 4 600 € (9 200 € pour un couple) réservé aux résidents, et certains assureurs restreignent les versements ou la gestion pour les non-résidents — notamment hors Union européenne et vers les États-Unis.

La stratégie gagnante consiste donc le plus souvent à ne rien racheter avant le départ, puis à étaler des rachats partiels une fois non-résident, en tenant compte de la fiscalité locale. Les taux, cas particuliers et démarches auprès de l'assureur sont détaillés dans notre article sur la fiscalité des rachats d'assurance-vie pour les non-résidents. Les patrimoines importants pourront aussi étudier l'assurance-vie luxembourgeoise, conçue précisément pour la mobilité internationale.

Les SCPI : le maillon faible du portefeuille de l'expatrié

Les SCPI sont l'exception à la règle « vendre après le départ » : la France ne lâche jamais l'immobilier situé sur son sol. Les conventions fiscales attribuent l'imposition des revenus immobiliers à l'État de situation de l'immeuble. Concrètement, un non-résident percevant des loyers de SCPI françaises supporte :

  • le barème progressif avec un taux minimum de 20 % (30 % au-delà d'environ 29 000 € de revenu net imposable de source française) ;
  • 17,2 % de prélèvements sociaux — ramenés à 7,5 % uniquement pour les personnes affiliées à un régime de sécurité sociale de l'EEE, de Suisse ou du Royaume-Uni ;
  • et, fréquemment, une imposition résiduelle dans le pays d'accueil, corrigée par un crédit d'impôt selon la convention.

À près de 40 % de pression fiscale pour un expatrié hors Europe, le rendement net d'une SCPI fond rapidement. La cession des parts relève quant à elle du régime des plus-values immobilières (19 % + prélèvements sociaux, avec abattements pour durée de détention) — un régime décrit dans notre point sur les plus-values immobilières des non-résidents.

Si vos parts affichent une plus-value faible et que votre horizon d'expatriation est long, une cession avant le départ mérite d'être chiffrée. Si vous détenez l'immobilier en direct plutôt qu'en SCPI, la question se pose différemment — voyez notre guide garder un bien immobilier en France via une SCI.

Compte-titres, exit tax et participation substantielle

Pour un compte-titres ordinaire, la logique non-résident joue à plein : les plus-values de cession réalisées après le transfert de résidence ne sont plus imposables en France. Deux garde-fous cependant :

  1. L'exit tax : si la valeur totale de vos titres dépasse 800 000 € au jour du départ (ou si vous détenez au moins 50 % d'une société), la France calcule un impôt sur vos plus-values latentes, avec sursis de paiement automatique vers la plupart des destinations et dégrèvement après quelques années de détention. Vérifiez votre situation avec notre guide de l'exit tax 2026 et notre simulateur d'exit tax.
  2. La participation substantielle : les cessions de participations supérieures à 25 % d'une société française restent imposables en France même pour un non-résident.

En dessous de ces seuils — le cas de l'immense majorité des salariés expatriés —, vendre son compte-titres après le départ n'entraîne aucun impôt français. Reste à savoir ce qu'en fera votre pays d'accueil : la plupart imposent la plus-value calculée sur votre prix d'acquisition d'origine, sans revalorisation à la date d'arrivée. Quelques pays pratiquent au contraire un « step-up » ou n'imposent tout simplement pas ces gains.

N'oubliez pas non plus les livrets réglementés (Livret A, LDDS, PEL...), dont le sort à l'expatriation obéit à des règles propres : notre article sur les livrets réglementés des non-résidents fait le point.

Le deuxième facteur décisif : la fiscalité du pays d'accueil

Tout ce qui précède décrit le côté français. Or votre pays d'accueil imposera, ou non, les revenus de votre épargne française selon son propre système. On peut classer les destinations en quatre familles :

Profil du pays d'accueil Exemples Conséquence pour votre épargne française Calendrier conseillé
Aucune imposition des revenus du capital Émirats arabes unis, Singapour (revenus étrangers non remis) Rachats et cessions non taxés localement Vendre après le départ, sans urgence
Fenêtre temporaire d'exonération des revenus étrangers Japon (non-permanent resident, 5 premières années), Royaume-Uni (nouveau régime des 4 ans), Nouvelle-Zélande (4 ans) Gains étrangers exonérés s'ils ne sont pas rapatriés localement Concentrer les arbitrages dans la fenêtre, éviter les rapatriements l'année du gain
Imposition mondiale classique Allemagne, Espagne, Canada, Australie Le pays taxe vos rachats et plus-values, souvent sans reconnaître PEA ni assurance-vie Chiffrer avant/après ; parfois avantage à purger les gains avant le départ
Cas particulier américain États-Unis Régime PFIC punitif sur les fonds français (ETF, OPCVM, unités de compte) Restructurer le portefeuille AVANT le départ

Deux cas méritent qu'on s'y arrête.

Le cas du Japon et des régimes « remittance » : une fenêtre de 5 ans à exploiter

Un Français qui s'installe au Japon — par exemple avec un visa Highly Skilled Professional — relève pendant ses cinq premières années du statut de non-permanent resident : ses revenus de source étrangère n'y sont imposés que s'ils sont perçus au Japon ou rapatriés au Japon l'année de leur réalisation. Combiné à l'absence d'imposition française sur les retraits de PEA et les rachats d'assurance-vie des non-résidents, ce statut crée une fenêtre d'optimisation remarquable : arbitrer son épargne française pendant ces cinq années, sans rapatrier les fonds au Japon l'année du gain, peut aboutir à une imposition quasi nulle des deux côtés.

Attention aux deux bornes du dispositif : tout rapatriement de fonds au Japon l'année d'un gain étranger rend ce gain imposable localement, et au-delà de cinq ans de résidence (a fortiori avec la résidence permanente), le Japon impose le revenu mondial. Notre guide fiscal du Japon pour les Français détaille le statut, la convention bilatérale de 1995 et les obligations déclaratives. Le Royaume-Uni (régime des « nouveaux arrivants » qui a remplacé la remittance basis), Malte ou l'Irlande offrent des mécaniques comparables, chacune avec ses conditions.

Le cas américain : restructurez avant de partir

Direction inverse pour les États-Unis : le régime PFIC (Passive Foreign Investment Company) frappe les fonds d'investissement non américains — ETF européens, OPCVM, unités de compte d'assurance-vie — d'une fiscalité et d'obligations déclaratives dissuasives. Pour un départ outre-Atlantique, la bonne pratique est généralement de liquider ou restructurer ces supports avant de devenir résident fiscal américain. Notre article sur la fiscalité des Français aux États-Unis et FATCA explique pourquoi ce cas ne souffre pas l'improvisation.

Exemple chiffré : 120 000 € d'épargne et un départ au Japon

Prenons un salarié célibataire détenant 120 000 € d'épargne : un PEA de plus de 5 ans valorisé 45 000 € (dont 15 000 € de gains), une assurance-vie de plus de 8 ans valorisée 55 000 € (dont 10 000 € de gains), et 20 000 € de parts de SCPI. Il part s'installer au Japon.

Scénario 1 — il vend tout avant le départ : la clôture du PEA coûte 17,2 % × 15 000 € = 2 580 € de prélèvements sociaux ; le rachat total de l'assurance-vie coûte, après abattement de 4 600 €, environ 7,5 % × 5 400 € + 17,2 % × 10 000 € ≈ 2 125 € ; la vente des SCPI dépend de la plus-value latente. Facture immédiate : environ 4 700 €, hors SCPI.

Scénario 2 — il conserve tout et arbitre une fois non-résident : le retrait du PEA n'est imposé ni à l'IR ni aux prélèvements sociaux en France ; le rachat d'assurance-vie supporte 7,5 % × 10 000 € = 750 € (taux susceptible d'être réduit par la convention franco-japonaise) ; côté japonais, ces gains de source étrangère ne sont pas imposés tant qu'il est non-permanent resident et qu'il ne rapatrie pas les fonds au Japon l'année du gain. Seules les SCPI continuent de générer une imposition française récurrente (taux minimum 20 % + 17,2 % de prélèvements sociaux sur les loyers). Facture : environ 750 €, soit près de 4 000 € d'économie — et davantage si les rachats d'assurance-vie sont étalés.

La conclusion vaut pour la plupart des destinations à régime favorable : ne videz pas vos enveloppes avant le départ ; réorganisez-les après, pendant la fenêtre fiscale la plus avantageuse. Et réexaminez les SCPI, dont la fiscalité ne s'améliore jamais avec l'expatriation.

L'ordre des opérations : votre feuille de route en 6 étapes

  1. J-6 mois : cartographiez votre épargne. Listez chaque enveloppe, sa date d'ouverture, ses gains latents, et vérifiez si vous approchez des seuils de l'exit tax (800 000 € de titres).
  2. J-4 mois : étudiez la fiscalité du pays d'accueil. Convention bilatérale, traitement des enveloppes françaises, existence d'une fenêtre d'exonération temporaire, règles de rapatriement des fonds.
  3. J-3 mois : traitez les cas qui exigent d'agir AVANT le départ. Fonds PFIC en cas de départ aux États-Unis, SCPI à céder si la plus-value est faible, dernier versement sur le PEA (impossible ensuite), rachats d'assurance-vie sous abattement si vous êtes proche du plafond annuel.
  4. J-1 mois : informez chaque établissement (banque, assureur, société de gestion) de votre future non-résidence et déroulez la checklist fiscale avant de quitter la France.
  5. Année du départ : sécurisez la date de transfert de résidence et déclarez correctement l'année à cheval (déclaration partielle résident + non-résident).
  6. Après le départ : arbitrez dans la bonne fenêtre. Retraits de PEA, rachats étalés d'assurance-vie, cessions de compte-titres — en respectant les règles locales de rapatriement, et sans oublier vos obligations déclaratives françaises restantes ni un éventuel retour en France, qui rebat toutes les cartes.

Ce qu'il faut retenir

  • Ne clôturez ni PEA ni assurance-vie avant le départ : ces enveloppes survivent à l'expatriation et leur fiscalité s'allège une fois non-résident (pas de prélèvements sociaux sur les rachats et retraits des non-résidents).
  • Le compte-titres se vend mieux après le départ côté français — mais vérifiez l'imposition dans le pays d'accueil et les seuils de l'exit tax.
  • Les SCPI restent imposées en France quoi qu'il arrive (taux minimum 20 % + prélèvements sociaux) : c'est le placement à réexaminer en priorité.
  • La fiscalité du pays d'accueil décide du calendrier : fenêtres d'exonération (Japon, Royaume-Uni, Nouvelle-Zélande), imposition mondiale (Allemagne, Espagne, Canada) ou régime PFIC américain n'appellent pas la même stratégie.
  • La date de transfert de résidence fiscale est votre pivot : chaque opération doit être datée par rapport à elle.

Chaque situation combine différemment montants, dates d'ouverture, pays de destination et projets de retour : un chiffrage personnalisé évite les erreurs à quatre ou cinq chiffres. Pour savoir précisément quoi vendre, quoi garder et quand agir selon votre destination, demandez votre bilan fiscal gratuit : nous analysons votre situation et vous répondons sous 48 h.

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Questions fréquentes

Faut-il clôturer son PEA avant de partir vivre à l'étranger ?
Non, et c'est même souvent l'erreur la plus coûteuse. Depuis la loi PACTE de 2019, le transfert de résidence fiscale hors de France n'entraîne plus la clôture du PEA (sauf départ vers un État non coopératif). Un retrait effectué avant le départ, alors que vous êtes encore résident fiscal français, déclenche l'imposition des gains (prélèvements sociaux de 17,2 % même après 5 ans de détention). Un retrait effectué en tant que non-résident échappe en revanche à l'impôt sur le revenu français.
L'assurance-vie française reste-t-elle intéressante quand on devient non-résident ?
Oui, dans la plupart des cas. Les rachats effectués par un non-résident sont soumis à un prélèvement forfaitaire libératoire de 12,8 % (contrat de moins de 8 ans) ou 7,5 % (plus de 8 ans) sur les seuls gains, sans prélèvements sociaux. La convention fiscale bilatérale peut encore réduire ce taux. En contrepartie, vous perdez l'abattement annuel de 4 600 € (9 200 € pour un couple) réservé aux résidents. Le pays d'accueil peut toutefois imposer ces rachats selon ses propres règles.
Que deviennent les SCPI quand on part à l'étranger ?
Les revenus de SCPI françaises restent imposables en France quelle que soit votre résidence : les conventions fiscales attribuent l'imposition des revenus immobiliers à l'État où se situe l'immeuble. Un non-résident supporte le barème progressif avec un taux minimum de 20 % (30 % au-delà d'environ 29 000 € de revenu net imposable), plus 17,2 % de prélèvements sociaux (7,5 % si vous êtes affilié à un régime de sécurité sociale de l'EEE, de Suisse ou du Royaume-Uni). C'est souvent le placement le moins adapté à l'expatriation.
L'exit tax s'applique-t-elle à mon épargne quand je quitte la France ?
Seulement si vous détenez, au moment du départ, des titres de sociétés (comptes-titres, parts sociales détenues en direct) d'une valeur totale supérieure à 800 000 €, ou une participation d'au moins 50 % dans une société. Les titres logés dans un PEA et les contrats d'assurance-vie ne sont pas pris en compte. En dessous de ces seuils, aucune exit tax n'est due sur votre épargne, quel que soit le pays de destination.
Est-il plus avantageux de vendre ses placements après le départ de France ?
Souvent, oui, côté français : un non-résident n'est pas imposable en France sur ses plus-values mobilières (hors participation supérieure à 25 %), ni sur les retraits d'un PEA. Mais l'équation dépend du pays d'accueil : certains n'imposent pas ces gains (Émirats, Singapour pour les revenus étrangers), d'autres offrent une fenêtre temporaire (Japon en statut non-permanent resident, Nouvelle-Zélande pendant 4 ans), d'autres imposent immédiatement le gain mondial (Allemagne, Espagne, Canada). Il faut raisonner pays par pays avant de fixer le calendrier.

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Avertissement légal : Les informations contenues dans cet article sont fournies à titre purement informatif et ne constituent pas un conseil fiscal ou juridique personnalisé. La fiscalité évolue régulièrement et les situations individuelles varient. Avant toute décision, consultez un conseiller fiscal qualifié et vérifiez la réglementation en vigueur dans votre pays de résidence.