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Plus-value immobilière des non-résidents en 2026 : exonérations maintenues, CSG en débat

4 min de lectureActualiteplus-value immobilière non-résident 2026

Vendre un bien français quand on vit à l'étranger : le régime 2026

La vente d'un appartement ou d'une maison en France par un Français installé à l'étranger soulève une question récurrente : quelle plus-value sera taxée, et à quel taux ? Le budget 2026 a alimenté de nombreuses rumeurs — notamment sur la fin de l'exonération de la résidence principale. Faisons le point sur ce qui a réellement changé, et sur ce qui reste très favorable aux non-résidents.

1. La fausse alerte sur la résidence principale

Lors des débats budgétaires, une proposition a circulé visant à conditionner l'exonération de la résidence principale à une durée minimale d'occupation (souvent citée à 5 ans). Cette mesure n'a pas été retenue dans la loi adoptée.

En 2026, la résidence principale reste donc exonérée sans condition de durée de détention, dès lors qu'elle constitue la résidence habituelle et effective du vendeur au jour de la vente. Pour un expatrié, l'enjeu est différent : au moment de la vente, le bien n'est généralement plus sa résidence principale.

2. L'exonération de l'ancienne résidence principale

Un non-résident peut bénéficier d'une exonération de l'ancienne résidence principale française, sous conditions strictes :

  • La cession intervient au plus tard le 31 décembre de l'année suivant le transfert du domicile fiscal hors de France.
  • Le logement n'a pas été mis à la disposition d'un tiers (location, prêt) depuis le départ.

Si ces conditions ne sont pas remplies — cas fréquent quand on garde le bien plusieurs années — il faut se tourner vers l'exonération spécifique de 150 000 €.

3. L'abattement de 150 000 € réservé aux non-résidents

Les non-résidents ressortissants de l'UE (ou d'un État lié à la France par une convention fiscale avec clause d'assistance administrative) bénéficient d'une exonération plafonnée à 150 000 € de plus-value nette imposable sur la cession d'un logement en France.

Conditions principales :

  • Vente d'un logement (pas un terrain ou local commercial).
  • Le vendeur a été fiscalement domicilié en France de manière continue pendant au moins 2 ans à un moment quelconque avant la cession.
  • Le bien est à libre disposition depuis au moins le 1er janvier de l'année précédant la vente.
Élément Régime non-résident 2026
Ancienne résidence principale Exonérée si vente avant le 31/12 N+1 du départ
Autre logement (UE / convention) Exonération plafonnée à 150 000 €
Au-delà de l'abattement Taxable à 19% + prélèvements sociaux

4. Prélèvements sociaux : 7,5% ou 17,2% ?

C'est ici que se joue l'essentiel de l'addition. Depuis la jurisprudence de Ruyter, confirmée dans le cadre 2026, deux régimes coexistent :

Situation du non-résident Prélèvements sociaux
Affilié sécu UE / EEE / Royaume-Uni / Suisse 7,5% (prélèvement de solidarité seul)
Affilié sécu hors UE/EEE 17,2% (CSG-CRDS complète)
Non affilié à un régime obligatoire 17,2%

À ces prélèvements s'ajoute l'impôt sur la plus-value au taux de 19%, après application des abattements pour durée de détention (exonération d'impôt au bout de 22 ans, de prélèvements sociaux au bout de 30 ans).

5. Le représentant fiscal et le rapatriement des fonds

Deux points pratiques pour un expatrié vendeur :

  • Représentant fiscal : il n'est en principe plus exigé pour les cessions réalisées par des résidents de l'UE/EEE. Il peut le rester pour les non-résidents établis hors UE au-delà de certains montants.
  • Rapatriement du prix de vente : transférer le produit de la vente vers votre pays de résidence peut générer des frais de change importants via une banque classique. Comparez avec des solutions comme Wise ou Revolut pour limiter les coûts.

Si vous détenez le bien via une société, consultez notre analyse sur la SCI pour conserver un bien en France, et pour une location, notre guide LMNP non-résident.

Ce qu'il faut retenir

Question Réponse 2026
Résidence principale taxée ? Non, exonération maintenue sans durée minimale
Ancienne résidence principale Exonérée si vente avant le 31/12 N+1 du départ
Abattement spécifique non-résident 150 000 € (UE / convention)
Prélèvements sociaux 7,5% (sécu UE/EEE/CH/UK) ou 17,2%
Impôt sur la plus-value 19% après abattements de détention

Les non-résidents restent fiscalement choyés sur l'immobilier français en 2026 — à condition de respecter les délais et de bien qualifier sa situation. Avant de vendre, demandez votre bilan fiscal gratuit pour chiffrer précisément votre plus-value nette.

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Questions fréquentes

Un non-résident est-il exonéré de plus-value sur la vente de son ancienne résidence principale en France ?
Oui, sous conditions. Un non-résident qui cède le logement qui constituait sa résidence principale en France au moment de son départ peut bénéficier d'une exonération, à condition que la cession intervienne au plus tard le 31 décembre de l'année suivant le transfert du domicile fiscal, et que le bien n'ait pas été mis à disposition d'un tiers depuis le départ. À défaut, il peut se rabattre sur l'exonération spécifique plafonnée à 150 000 euros.
Comment fonctionne l'exonération de 150 000 euros des non-résidents ?
Les non-résidents ressortissants de l'Union européenne, ou d'un État ayant signé avec la France une convention fiscale et une clause d'assistance administrative, bénéficient d'une exonération plafonnée à 150 000 euros de plus-value nette imposable sur la cession d'un logement situé en France. Cette exonération s'applique sous conditions de délai et de libre disposition du bien depuis au moins le 1er janvier de l'année précédant la vente.
Quels prélèvements sociaux sur une plus-value immobilière de non-résident en 2026 ?
Deux régimes coexistent. Si vous êtes affilié à un régime de sécurité sociale d'un autre État de l'Espace économique européen, du Royaume-Uni ou de la Suisse, seul le prélèvement de solidarité de 7,5% s'applique. Pour tous les autres non-résidents, la CSG-CRDS complète s'applique au taux global de 17,2%. À cela s'ajoute l'impôt sur la plus-value au taux de 19%.
La réforme supprimant l'exonération intemporelle de la résidence principale a-t-elle été adoptée ?
Non. Une proposition visant à conditionner l'exonération de la résidence principale à une durée minimale d'occupation, évoquée à hauteur de 5 ans lors des débats du budget, n'a pas été retenue dans la loi adoptée. En 2026, la résidence principale reste exonérée sans condition de durée de détention, dès lors qu'elle constitue la résidence habituelle et effective du vendeur au jour de la vente.

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Avertissement légal : Les informations contenues dans cet article sont fournies à titre purement informatif et ne constituent pas un conseil fiscal ou juridique personnalisé. La fiscalité évolue régulièrement et les situations individuelles varient. Avant toute décision, consultez un conseiller fiscal qualifié et vérifiez la réglementation en vigueur dans votre pays de résidence.