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CDHR 2026 : les expatriés et non-résidents sont-ils concernés par l'acompte de décembre ?

5 min de lectureActualiteCDHR 2026 non-résidents

CDHR 2026 : une contribution qui ne touche pas tous les expatriés

Depuis la loi de finances 2025, reconduite en 2026, la contribution différentielle sur les hauts revenus (CDHR) garantit une imposition minimale de 20% aux contribuables fortunés. Mais une confusion persiste chez les Français de l'étranger : entre la CDHR et l'ancienne contribution exceptionnelle sur les hauts revenus (CEHR), laquelle s'applique réellement à un non-résident ? La réponse est nette, et l'échéance de décembre 2026 la rend très concrète.

1. La CDHR ne concerne que les résidents fiscaux français

C'est le point essentiel pour un expatrié : la CDHR est réservée aux personnes ayant leur domicile fiscal en France au sens de l'article 4 B du Code général des impôts.

Un non-résident n'est donc pas assujetti à la CDHR, même si ses revenus de source française sont élevés. Le mécanisme vise à corriger les situations où un résident très aisé, percevant surtout des revenus du capital taxés au prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30%, affiche un taux d'imposition effectif inférieur à 20%.

Critère CDHR
Redevables Résidents fiscaux français uniquement
Objectif Taux effectif minimum de 20%
Seuil de revenu fiscal de référence 250 000 € (seul) / 500 000 € (couple)
Non-résidents concernés ? Non

2. Le non-résident relève de la CEHR, pas de la CDHR

La CEHR, en vigueur depuis 2011, est une contribution distincte qui, elle, peut frapper les non-résidents sur leurs revenus de source française entrant dans le revenu fiscal de référence.

Son barème en 2026 :

Fraction du revenu fiscal de référence Personne seule Couple Taux
1re tranche 250 001 € à 500 000 € 500 001 € à 1 000 000 € 3%
2e tranche au-delà de 500 000 € au-delà de 1 000 000 € 4%

Exemple : un non-résident célibataire avec 550 000 € de revenus de source française entrant dans le RFR paiera : (500 000 − 250 000) × 3% + (550 000 − 500 000) × 4% = 9 500 € de CEHR.

Cette contribution s'ajoute à l'impôt sur le revenu calculé au taux minimum de 20% / 30% des non-résidents.

3. L'échéance à ne pas manquer : l'acompte de décembre 2026

Pour les résidents redevables de la CDHR, la nouveauté 2026 est procédurale : la contribution due au titre de 2026 donne lieu à un acompte de 95% à verser entre le 1er et le 15 décembre 2026.

  • L'acompte repose sur une estimation des revenus de l'année, réalisée par le contribuable.
  • Le solde est régularisé l'année suivante via la déclaration de revenus.
  • Une majoration s'applique en cas de sous-estimation significative de l'acompte.

Pour un Français qui rentre en France en cours d'année 2026, cette mécanique peut surprendre : devenu résident, il peut basculer dans le champ de la CDHR pour la fraction de l'année postérieure à son retour. Voir notre guide sur la fiscalité de l'année du retour.

4. Qui est réellement exposé ?

La CDHR vise un profil précis : un contribuable dont les revenus du capital (dividendes, plus-values de cession de titres taxées au PFU) représentent une part importante du revenu et tirent le taux effectif sous 20%.

Profil Exposition CDHR
Résident, revenus surtout salariaux au barème Faible (taux effectif déjà > 20%)
Résident, revenus surtout dividendes / plus-values au PFU Fort
Non-résident, quels que soient ses revenus FR Aucune CDHR (mais CEHR possible)
Entrepreneur de retour en France avec cession de titres À surveiller

5. Anticiper avant un retour ou une cession

La CDHR ne se contourne pas, mais elle s'anticipe. Plusieurs leviers permettent de rapprocher le taux effectif de 20% :

  1. Lisser les cessions de titres sur plusieurs exercices plutôt que concentrer une grosse plus-value.
  2. Arbitrer le calendrier des distributions de dividendes d'une société soumise au PFU.
  3. Comparer PFU et option au barème : l'option globale au barème peut, selon la situation, relever le taux effectif et neutraliser la contribution.
  4. Coordonner avec l'exit tax si un départ ou un retour s'accompagne d'une cession de participation.

Ce qu'il faut retenir

Question Réponse
Un non-résident paie-t-il la CDHR ? Non
Un non-résident paie-t-il la CEHR ? Oui, sur ses revenus de source française
Acompte CDHR 2026 95%, du 1er au 15 décembre 2026
Profil le plus exposé Résident à forte composante revenus du capital

La frontière entre CDHR et CEHR illustre une règle d'or de l'expatriation fiscale : votre statut de résidence détermine tout. Avant un retour en France ou une opération patrimoniale importante, demandez votre bilan fiscal gratuit pour mesurer votre exposition réelle.

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Questions fréquentes

Un non-résident fiscal doit-il payer la CDHR en 2026 ?
Non. La contribution différentielle sur les hauts revenus (CDHR) est réservée aux personnes ayant leur domicile fiscal en France au sens de l'article 4 B du CGI. Un non-résident n'y est pas assujetti. En revanche, un non-résident reste redevable de la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus (CEHR) sur ses revenus de source française lorsque son revenu fiscal de référence dépasse les seuils.
Quelle différence entre CEHR et CDHR pour un expatrié ?
La CEHR existe depuis 2011 : elle s'applique dès 250 000 euros de revenu fiscal de référence (personne seule) au taux de 3%, puis 4% au-delà de 500 000 euros, et elle concerne aussi les non-résidents sur leurs revenus de source française. La CDHR, instaurée par la loi de finances 2025 et reconduite en 2026, garantit un taux minimum d'imposition effectif de 20% pour les seuls résidents fiscaux français. Un expatrié relève donc de la CEHR mais pas de la CDHR.
Quand l'acompte de CDHR doit-il être versé ?
La CDHR due au titre de 2026 donne lieu à un acompte de 95% à verser entre le 1er et le 15 décembre 2026. Cet acompte repose sur une estimation des revenus de l'année réalisée par le contribuable lui-même. Le solde est régularisé l'année suivante lors de la déclaration. Une majoration s'applique en cas de sous-estimation importante de l'acompte.
Comment éviter ou réduire la CDHR si je redeviens résident français ?
La CDHR ne se contourne pas mais s'anticipe : elle vise les contribuables dont les revenus du capital (dividendes, plus-values au PFU) font baisser le taux effectif sous 20%. Lisser ses cessions de titres, arbitrer le calendrier des distributions de dividendes ou privilégier l'option au barème peuvent rapprocher le taux effectif de 20% et neutraliser la contribution. Un bilan fiscal personnalisé est recommandé avant tout retour en France.

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Avertissement légal : Les informations contenues dans cet article sont fournies à titre purement informatif et ne constituent pas un conseil fiscal ou juridique personnalisé. La fiscalité évolue régulièrement et les situations individuelles varient. Avant toute décision, consultez un conseiller fiscal qualifié et vérifiez la réglementation en vigueur dans votre pays de résidence.